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samedi 23 mars 2013

Jonc dans l'eau


Anne Hébert
Kamouraska
Classique, Historique
1979 (1970)
250 pages
Résumé: Au chevet de son époux mourant, c'est sa propre mémoire que veille Elisabeth d'Aulnières. Enfouis sous le temps et les songes, les souvenirs de sa jeunesse tumultueuse refont surface : l'histoire, en 1839, de son innocence salie, d'une passion tragique de chair et de sang, d'amour et de mort. Un secret dissimulé sous l'opaque silence des apparences et de l'honneur. Un amour éperdu enterré vivant sous les neiges québécoises...
Ce livre est dans ma wish depuis un moment, mais, même si je suis originaire du comté de Kamouraska, je retardais sa lecture. Et voilà que la première ronde du challenge CFAQ impose de lire un livre qui vient de chez nous, donc du Québec pour ma part. Je ne savais pas trop quoi lire quand, après réflexion, celui-ci me vient en tête vu mes origines, et même si j'avais déjà débuté un autre titre québécois. Donc, je m'organise pour me le procurer, n'ayant aucune idée de l'histoire, mais espérant trouver une part de la région.
Tout d'abord, je dois dire que le style d'Anne Hébert n'est pas évident à suivre puisqu'elle alterne entre le passé et le présent sans transition apparente. Cela donne un effet de tournis qui est difficile à suivre. J'ai manqué abandonner le livre à cause de cela mais, en prenant le livre dans son ensemble, je comprends ce choix. Peut-être qu'avoir vu le film auparavant m'aurait aidé à comprendre ce qui se passait, car c'était un peu flou et j'avais de la difficulté à me situer parfois dans l'histoire.
De plus, je m'attendais à retrouver ma région, alors que je n'avais que l'impression que le trajet Pointe-Lévis, Berthier, Montmagny, (je ne me souviens plus si elle nommait L'Islet-sur-mer ou Saint-Jean-Port-Joli ou les 2), Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Rivière-Ouelle, n'était que répété. Oui, il y a quelques citations qui m'ont fait penser à la température de la région, mais elles sont peu nombreuses: 
Dehors, l'immensité de la neige, à perte de vue. Cette espèce de vapeur blanche, épaisse, s'élevant des champs, de la route, du fleuve, de partout où le vent peut soulever la neige en rafales. La poudrerie efface les pistes et les routes. La pensée de l'anse de Kamouraska, en vrille dans ma tête. La vibration de cette pensée faisant son chemin dans ma tête. La résistance de mes os. 
et
Rivière-Ouelle. Me raccrocher à ce nom de village, comme à une bouée. (Le dernier village avant Kamouraska.) Tenter de faire durer le temps (cinq ou six milles avant Kamouraska). Étirer le plus possible les premières syllabes fermées de ri-vi-, les laisser s'ouvrir en è-re. Essayer en vain de retenir Ouelle, ce nom liquide qui s'enroule et fuit, se perd dans la mousse, pareil à une source. Bientôt les sonorités rocailleuses et vertes de Kamouraska vont s'entrechoquer, les unes contre les autres. Ce vieux nom algonquin; il y a jonc au bord de l'eau. Kamouraska!
Je joue avec les syllabes. Je les frappe très fort, les unes contre les autres. Couvrir toutes les voix humaines qui pourraient monter et m'attaquer en foule. Dresser un fracas de syllabes rudes et sonores. M'en faire un bouclier de pierre. Une fronde élastique et dure. Kamouraska! Kamouraska! Il y a jonc au bord de l'eau! Aïe! les voix du bas du fleuve montent à l'assaut. Parlent toutes à la fois! Les abeilles! Toujours les abeilles! Les habitants du bas du fleuve, en rangs serrés, suivent, décrivent et dénoncent, à voix de plus en plus précises et hautes, le passage d'un jeune étranger, dans son extraordinaire traîneau noir, tiré par un non moins extraordinaire cheval noir. 
Donc, j'avoue que le style a été difficile à suivre avec cette confusion passé/présent et que j'ai ainsi l'impression que certains éléments m'ont échappé de ce fait. 
Cette oeuvre qui a eu le prix Femina a été lu dans le cadre des challenges suivants en plus du À la découverte du Québec:

 

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